Elevage

 

 

 

L'ELEVAGE: une production consequente 

 
Après l'agriculture, l'élevage est la deuxième activité du Tchad. Il intervient à concurrence de 18% dans la formation du PIB. Dans la balance du commerce extérieur, il se situe au second rand des exportations en représentant 30%, juste après le chapitre coton. De type extensif, il est surtout pratiqué dans le Nord, selon un mode familial dominé par la transhumance touchant plus de 80% du cheptel.

Compte tenu du phénomène de la sécheresse, les éleveurs, particulièrement dans la zone sahélienne, sont en train d'évoluer dans leurs comportements. Ils manifeste une nette tendance à se sédentariser dans les zones qui s'y prêtent, en assortissant leur activité principale d'une activité secondaire dans l'éventail de l'agriculture. Seul l'extrême nord du pays échappe au nouveau schéma qui sensiblement se dessine.

L'exportation de bêtes sur pied à destination des pays limitrophes reste la dominante du secteur. Le Tchad a été, un moment concurrencé par l'irruption de la viande surgelée en provenance d'Europe. De 400 tonnes environ en 1990, les exportations ont , alors, décliné jusqu'à 70 tonnes. Par la suite, elles ont opéré un redressement spectaculaire lié à la dévaluation du Franc CFA pour atteindre actuellement 700 tonnes. Tout indique qu'elles vont se maintenir à un rythme avoisinant, surtout que les parts de marchés précédemment perdu au Congo, au Gabon et dans d'autres pays de l'UDEAC, sont, peu à peu, en cours de reconquête. Sinon, les partenaires majeurs restent le Nigeria et le Cameroun.


L'abattage porte environ 100 000 têtes de bovins et de 83 000 d'ovins, dont près de 10 000 pour la seule bovine. Il s'effectue essentiellement dans le cadre d'un abattoir moderne, celui de Farcha, répondant aux normes internationales les plus précises. Toutes les opérations nécessaires, de l'abattage des bêtes au conditionnement de la viande sont menées, réalisant un ensemble intégré qui permet l'exportation de viande fraîche.
Sa capacité de production est 15 000 tonnes/an. Des abattoirs secondaires sont localisés dans la plupart des préfectures. De petite taille, ils sont tout juste adaptés à la consommation locale et ne peuvent exporter.

Tout en étant un pays d'élevage, le Tchad, malheureusement, ne possède pas encore de tannerie, ils sont tout juste adaptés à la consommation locale et ne peuvent exporter. Les Autorités compétentes elles-mêmes reconnaissent que la filière n'est pas encore dominée, dont les différentes activités, si elles sont maîtrisées, sont porteuses d'une indiscutable valeur ajoutée. Ce qui a pour conséquence, un traitement des peaux ainsi que leur commercialisation selon les modes traditionnels. Les pays européens et autres n'important que les « White Bleues », c'est vers le Nigeria et le Cameroun que se dirige la totalité de la production.

 

 

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